Un salarié sur quatre déclare être en mauvaise santé mentale, et les troubles psychologiques sont désormais la première cause d’arrêts maladie de longue durée. Trois salariés sur dix disent avoir déjà fait un burn-out lié au travail (Ifop). Face à ce constat, le gouvernement a lancé la première Charte d’engagement pour la santé mentale au travail, en partenariat avec l’Alliance pour la santé mentale.
📌 Un enjeu majeur
La santé mentale influence directement la santé physique, l’engagement et la performance des équipes. Pourtant, seuls 23 % des salariés disposent d’un plan de prévention dans leur entreprise, alors que 91 % jugent la santé psychologique prioritaire.
📌 Les axes de la charte
- Sensibiliser et déstigmatiser la santé mentale.
- Ouvrir le dialogue sur la qualité de vie et les conditions de travail.
- Améliorer en continu l’organisation du travail, en tenant compte des publics fragiles (aidants, jeunes, seniors, travailleurs handicapés).
- Former et accompagner, notamment par le secourisme en santé mentale.
Tous concernés
Au-delà des obligations légales, la prévention implique plusieurs acteurs : employeurs, CSE/CSSCT, services de prévention et de santé au travail (SPST), mais aussi chaque salarié, responsable de sa propre santé et attentif à celle de ses collègues.
La charte sera officiellement signée le 20 novembre 2025 à Paris, lors de l’événement « Cap pour la santé mentale ». Elle invite les employeurs à placer l’humain au cœur de leur stratégie sociale et économique, pour une performance durable et un bien-être collectif.